Je suis une fille , je joue à la poupée, je suis un garçon je joue aux voitures ...
c'est souvent vers 2 ans – 2 ans et demi que s'accentue la différence entre garçon et fille. En effet, c'est l'âge ou l'enfant imite, de façon de plus en plus fine et évoluée, les adultes, et s'identifie à celui du même sexe que lui. Par exemple : la petite fille de la mère un peu coquette aime se regarder dans la glace, et elle est sensible aux vêtements qu'elle porte. En générale les filles aiment s'occuper de leur poupée : elles les lavent, les couchent, les promènent, les grondent et cela va durer des années.
Le petit garçon, lui, se tourne plus volontiers vers tout ce qui a un moteur et fait du bruit : avion, camions, voitures, tracteurs, bulldozers. Il collectionne les petites voitures ; il fait un train avec trois boîtes. D'un carton, il fait un garage, une gare, un hangar pour avions. Et spontanément l'entourage renforce les choix en donnant des dînettes aux filles et des playmobil aux garçons.
Il n'empêche que certains garçons aiment jouer à la poupée, ce qui étonne, voire parfois inquiète les parents. Qu'ils se rassurent. Cela prouve seulement que l'enfant de cet âge a besoin d'un compagnon : ours ou poupée, et qu'il éprouve le besoin de jeux affectifs et tendres. Et il existe aussi des petites filles qui préfèrent les petites voitures ou les avions aux poupées.
Imitant sa maman, l'enfant donne à manger à son ours ou à sa poupée. D'ailleurs, tous les gestes familiers l'intéressent : tourner un bouton de porte, ou imiter les gestes de celui qui conduit la voiture.
Les jeux avec des règles
Il permet :
Du point de vue affectif :
- De se décentrer et d'adopter le point de vue de l'autre, et, éventuellement, prévoir des réactions.
- De vivre, grâce au jeu, la position de leader à un moment ou à un autre.
- D'accroître ses contacts avec les autres enfants, car les partenaires se choisissent très vite par rapport à un intérêt commun pour un jeu, et non plus selon leurs liens affectifs
- D'apprendre à vivre l'entente, la collaboration, ainsi que l'opposition
- De découvrir la règle à travers une relation toute différente de celle qu'il connaît avec l'adulte : en créant lui-même ;, en y adhérant volontairement, en la vivant entre égaux ;
- De permettre aux enfants difficiles d'établir une relation sur le respect mutuel (et non sur l'intimidation et la force)
Du point de vue moteur :
- d'évaluer ses compétences, et d'être très motivé pour les dépasser
- de perfectionner son habilité par la fabrication et la construction de ses propres jeux
Du point de vue cognitif
- de classer, de ranger
- de rechercher la stratégie
- de communiquer
- de parvenir à établir des comparaisons, des différences
gagner ou perdre ?
le fait de perdre ne doit pas être vécu comme un échec, mais comme une expérience provisoire permettant un progrès vers la victoire.
Le fait de gagner ne doit pas être dévalorisé, mais il faut amener l'enfant à un juste équilibre de ses émotions en le calmant.
Les gages
Ils doivent être vécus dans la bonne humeur pour le groupe et bien sûre, pour le pénitent, comme une façon agréable de continuer le jeu.
Chacun se souvient en effet encore aujourd'hui de cette girafe avec laquelle on jouait étant petit, sur le ventre de laquelle on pressait pour entendre un couinement. Plus connu sous le nom de Sophie, ce jouet voit le jour en 1961. Il s'agit de la deuxième girafe commercialisée par Delacoste. La première, née en 1959 et mesurant 46 cm, s'appelait Zoé. Trop grande et peu adaptée aux mains des enfants, elle est rapidement remplacée par Sophie, dont le nom aurait été choisi en référence à la fête célébrée le jour de sa sortie de l'usine, le 25 mai. Cette nouvelle girafe se caractérise par sa taille, 18 cm, par le positionnement de sa tête,tournée vers la gauche, et de sa queue, moulée dans sa patte arrière droite - alors que Zoe regardait vers l'avant et levait sa queue en l'air. Elle est réalisée en caoutchouc naturel ; son corps blanc cassé est recouvert de taches marrons ; ses yeux sont peints noirs, et ses cornes et ses sabots sont marrons. Le succès de Sophie est tel que la gamme s'enrichit de cousines : Mona et Cléo, qui mesurent respectivement 22 et 31 cm. Mais seule Sophie connaît un succès légendaire qui lui vaut l'honneur, 42 ans plus tard, d'être toujours présente sur le marché.
VULLI
La société Vullierme, du nom de son fondateur Joseph Vullierme, voit le jour en 1946 à Rumilly, en Haute-Savoie. Quelques années après le rachat de la société Delacoste, en 1993, c'est donc tout naturellement que la production de jouets en caoutchouc est transférée de Paris à Rumilly. Sur le site savoyard, une trentaine de personnes poursuivent la production de la girafe Sophie qui, avec ses 400000 exemplaires vendus par an, devient le jouet le plus populaire de France. Aujourd'hui, la société Vulli, spécialiste renommé dans le monde de la puériculture et du jouet premier âge, compte environ 60 salariés. Parmi eux, quelques-uns côtoient quotidiennement Sophie : il s'agit du préparateur du latex, dont la formation dure au moins six mois, mais qui à terme connaît parfaitement les formules chimiques donnant à la girafe sa texture et son odeur ; ainsi que de deux ouvrières apposant au pinceau les yeux noirs, les taches marrons, les sabots oranges et les pommettes roses. En effet, depuis sa naissance, Sophie n'a pas subi une modification, ni en terme d'aspect, ni en terme de procédé de fabrication. Elle est fabriquée dans le même moule en plâtre depuis 1961, et est le résultat d'un pur artisanat français. Il est impensable, pour le patron de la société Jean-Claude Strasbach, de délocaliser la production de Sophie en Chine. Alors même que 40% des produits de la marque y est sous-traité. Mais Sophie est un cas à part, moins cher à fabriquer en France. Cette exception française est alors jalousée par les concurrents de Vulli, tel le leader mondial Playskool, qui commercialise une girafe aux taches jaunes et aux oreilles bleues, fabriquée en Chine. En 1996, le fabricant de Sophie intente un procès. Le retrait de la girafe Playskool a été exigé, bien que le procès se poursuive encore aujourd'hui. En 2003, la société Vulli apparaît donc bien comme le leader du jouet couineur en caoutchouc.
Ce quasi-monopole de la société Vulli sur le marché des jouets couineurs ne la dispense toutefois pas de veiller à la qualité de ses produits, afin que l'enfant soit à l'abri de tout danger en jouant avec son "pouêt".
En un siècle, les fabricants de jouets couineurs en caoutchouc ont quasiment tous disparu. Il ne reste, comme nous l'avons vu, guère plus que Vulli. Pourtant, la production de ces jouets ne devrait pass'arrêter de sitôt, tant la société est consciente de leur importance pour les enfants. Sophie représente certes un lien intergénérationnel ; elle permet aux parents de partager leurs souvenirs d'enfance avec leurs propres enfants, au cours des jeux avec la célèbre girafe. Mais surtout, le jouet couineurinter vient directement sur le développement de l'enfant. D'où l'importance pour le fabricant de respecter les normes en vigueur dans le secteur.
Les animaux et sujets en caoutchouc appartiennent à la catégorie des jouets premier âge, ou sensorimoteur.
Ils favorisent ainsi le développement de la motricité fine chez les enfants de 4 à 12 mois ; ces derniers, en tentant d'attraper leur jouet, de le presser pour qu'il émette des sons, affinent leurs gestes.Le "pouêt" intervient, entre 4 et 7 mois, dans l'éveil de l'enfant. De par ce qu'il représente, il permet àl'enfant de s'identifier, de créer des liens avec les êtres qui l'entourent, d'appréhender le monde. Ces animaux ou ces sujets, lorsqu'il les rencontrera, quelques mois plus tard, lors de promenades ou à la télévision, ils les reconnaîtra.Enfin, ce jouet en caoutchouc éveille ses sens. L'ouïe est alertée par le sifflement succédant lapression ; la vue s'éveille face à ses à ses couleurs douces ; la texture molle du caoutchouc influe sur le développement du toucher ; l'odorat est stimulé par les parfums décelés lorsque le jouet est porté à la bouche.
Les autres avantages du jouet couineur en caoutchouc sont sa résistance aux chocs, sa capacité de torsion, sa souplesse, qui favorise l'émission du couinement ; le fait qu'il soit lavable, en raison de l'utilisation de couleurs indélébiles et alimentaires, rend par ailleurs ce jouet très hygiénique.
Les poupées
On constate chez la petite fille de 2 à 8 ans un besoin de reproduire les gestes de sa maman. Les fabricants, pour satisfaire ce besoin, produisent donc des poupées, représentant un bébé, ainsi que tout l'univers de la maman. Cuisinières, fers à repasser, aspirateurs, ..., sont reproduits en miniature.
Ces jouets permettent à la petite fille de grandir. La poupée, par exemple, permet la découverte de soi et du monde : on calque ses actions sur celles découvertes chez d'autres personnes, momentanément, le temps du jeu. En effet, l'enfant ne peut imiter que ce qu'il a déjà appris ou vu.
D'une part, la poupée reproduit les gestes de la vie quotidienne, les gestes familiers de l'enfant : elle suce, tète, boit, mange, s'habille, dort, pleure, parle... La fillette découvre le monde environnant en reproduisant ses propres besoins, sa propre expérience.
D'autre part, la petite fille reproduit, avec ou sans sa poupée, les gestes qu'elle a vus dans son environnement. Elle agit comme maman. L'apprentissage de la vie future s'effectue par les jeux d'imitation. La fillette berce sa poupée, fait le ménage avec son jouet-aspirateur... Elle découvre les fonctions essentielles de la vie en société et en famille, et développe alors les mêmes facultés que les adultes ; elle entre ainsi progressivement dans le monde des grands. Imiter l'adulte est le moyen
pour l'enfant de s'identifier à lui, de se modeler de même afin d'être rapidement un « Grand ».
FAVORISER LE DEVELOPEMENT PHYSIQUE
Le développement physique est l'un des apprentissages acquis avec les jeux d'imitation. Il s'effectue généralement entre 2 et 4 ans. En effet, la reproduction des gestes maternels nécessite la maîtrise de l'équilibre et la coordination des mouvements. La fillette allant mettre au lit son « bébé » doit savoir marcher, en le tenant dans ses bras.
IMAGINER
A partir de 5 ans, l'apprentissage devient plus social. La fillette comprend que plusieurs gestes constituent une opération. Afin de les assimiler, elle élabore de véritables mises en scène. Elle se raconte une histoire, qui reproduit bien sûr les gestes vus dans le cercle familial, mais dont la fin n'appartient qu'à elle. Elle développe sa propre personnalité, en construisant un monde imaginaire. Elle détourne le jouet pour l'usage qu'elle veut en faire. Les jeux d'imitation favorisent l'imagination, la créativité, l'originalité des enfants. Plus généralement, ils contribuent au développement moral.
COMMUNIQUER
Par les rôles qu'elle joue, la petite fille reproduit un milieu social, journalier, imaginaire ou inaccessible.
Elle découvre le monde des adultes. L'épicerie, la lingerie, la cuisine, ..., sont les métiers auxquels elle s'identifie le plus souvent. Dans ces mises en scène, la fillette a besoin de l'intervention de quelques camarades. Les relations existant entre les collègues d'une même société, ou entre le client et le vendeur, sont là encore reproduites par les enfants. Ainsi, lorsque la fillette réalise un gâteau avec son jouet-cuisinière, un ou plusieurs autres enfants, ayant chacun un rôle particulier, sont présents. En reproduisant ces situations à leur manière, les fillettes se sociabilisent et développent
leurs capacités à communiquer.
UNE MICRO SOCIETE AMUSANTE ET STEREOTYPEE
A travers les jeux d'imitation, les fillettes se transposent dans une micro société amusante et stéréotypée. Les fabricants, ayant perçu ce que ces jeux apportent à l'enfant, reproduisent la vie quotidienne à l'échelle réduite, pour les enfants. Dans cette société, les objets de la vie courante sont reproduits à l'identique du point de vue de la forme et des fonctions. Toutefois, la matière diffère. Ainsi, alors que la cuisinière de maman est en métal, celle de la fillette peut être en plastique, en bois ou en métal.
LES UNIVERS FILLES EN 2008LA PELUCHE DANS LE DÉVELOPPEMENT DE L'ENFANT
Les ours en peluche, et plus généralement les peluches et les doudous, occupent très rapidement une place à part dans le berceau et dans le coeur des tout-petits. Ils sont présents dès la naissance, et emmenés à chaque sortie. Ceci s'explique par le rôle affectif et sécurisant qu'ils exercent.
UN OBJET TRANSITIONNEL
En effet, l'attachement de l'enfant à autrui est un élément fondamental de son développement. Il permet la création de liens affectifs. L'attachement à la peluche se symbolise de 2 manières :Par le toucher : avant 6 mois, l'enfant ne comprend pas qu'à toute absence succède un retour. Ils'inquiète et pleure à chaque départ de sa mère. Afin d'apaiser ses chagrins, il est important de disposer d'un objet qui la rappelle, qui la représente et qui peut jouer son rôle. La douceur du doudou fait bien de celui-ci l'objet de remplacement idéal. Selon D.W. Winnicott, la peluche est un "objet transitionnel" ; elle opère une transition entre l'absence et le retour de la mère. La peluche rappelle à l'enfant sa mère, et se substitue à elle pour le rassurer pendant l'absence. Il prend peu à peu conscience du caractère éphémère de l'absence. Son doudou lui permet de conquérir plus facilement l'autonomie.
Par l'odorat : dès le 4e jour de la vie, l'enfant et la mère se reconnaissent mutuellement. Cette reconnaissance a un caractère apaisant et rassurant pour l'enfant qui, dès lors, éprouvera toujours plus d'émotions pour les objets ayant une odeur "à soi" (mélange d'odeurs familières). Le doudou, qu'il suce et traîne partout, est imprégné de cette odeur. Il n'en est que plus important dans la vie du jeune enfant. Il devient alors dangereux de le laver ; il risquerait en effet de perdre sa valeur affective et ses vertus.
UN ANGE GARDIEN
Outre cette mission protectrice de substitution à la mère, la peluche remplit également des fonctions d'ange gardien, de consolateur auprès des enfants de 2 à 4 ans. Elle est leur compagnon privilégié, qu'ils emmènent partout. Sa perte ou sa privation entraîne des chagrins bien plus douloureux que ceux qu'elle ne console habituellement.
En effet, l'ours est le support de tous les jeux. Les enfants projettent leur personnalité sur lui ; ils évacuent leurs chagrins, leurs ennuis en les lui racontant.
L'ours supporte tout ce que lui fait endurer l'enfant, sans broncher : coups, baisers, caresses, morsures... de même que les traitements médicaux. Lorsque l'enfant doit se rendre chez le dentiste par exemple, il ne manque pas de faire subir à son doudou la séance d'arrachage de dents, ou le bandage. L'enfant agit avec lui comme s'il s'agissait de son propre enfant. Ce comportement est éducatif ; en effet, en faisant participer son ours à ses activités, l'enfant, d'éduqué, devient éducateur.
LE DÉVELOPPEMENT SENSORI-MOTEUR
Cette peluche, objet transitionnel et ange gardien, intervient également sur le développement sensorimoteur de l'enfant. En effet, celui-ci élabore, dès les premiers mois de son existence, les structures de base de ses facultés futures grâce aux stimulations de son environnement.
Avant 3 mois, la présentation d'un doudou incite l'enfant à lever la tête, ce qui renforce les muscles de son cou.
A partir de 4 mois et demi, il est important de lui faire attraper le jouet, stimulant ainsi sa vision et sa préhension.
Selon Piaget, la peluche, par la suite, éveille chaque sens de l'enfant.
Ce dernier la suce, la caresse... La texture est tantôt douce, tantôt rugueuse, parfois dure, souvent molle... Les gestes et mimiques de l'enfant lui permettent alors de découvrir cette notion essentielle qu'est le toucher.
L'odorat est également découvert au contact de la peluche, puisque, comme nous l'avons vu précédemment, très rapidement, l'enfant s'attache à l'odeur de son compagnon.
De plus, les doudous sont souvent de couleurs et de formes vives. Ils attirent l'attention, et développent la vue.
Certaines peluches, telles le "Carillon Canard" présenté plus loin, sont équipées de boîtes musicales.
L'enfant la déclenche en tirant sur une ficelle. Cette nouvelle fonction permet un développement précoce de l'ouïe.
LE DANGER DES PELUCHES INTERACTIVES
Ces jouets doux et silencieux contribuent donc largement au développement de l'enfant. Pourtant, aujourd'hui, face à l'arrivée sur le marché des peluches interactives, les psychanalystes s'inquiètent.
Myriam Szejer, présidente de l'association La cause des Bébés, considère ces jouets comme des machines préprogrammées, avec des exigences. Ce n'est plus l'enfant qui décide de faire telle ou telle chose ; il répond à la demande du jouet. L'objet est tout-puissant, et non plus l'enfant. Avec ces jouets, les enfants ne jouent plus au papa et à la maman ; ils sont le papa et la maman. Myriam Szejer s'insurge contre le caractère dangereux des peluches interactives. Elle craint une "dépendance expérimentale", un "comportement toxicomaniaque" de la part de l'enfant. Afin d'éviter ce danger, elle conseille aux parents d'enlever les piles du jouet, avant que la dépendance ne s'opère. Quel que soit le type de peluche que vous avez choisi d'offrir à votre enfant, voici quelques conseils qui vous permettront de faire le bon choix. Ils sont en grande partie extraits de l'ouvrage de la pédiatre Edwige Antier, Mon Bébé Joue Bien.
QUELQUES CONSEILS POUR UN ACHAT RÉUSSI ENTRE ÉVEIL ET HYGIÈNE
Considérant la peluche comme le compagnon privilégié de l'enfant, il est important de veiller à faire le bon choix au moment de l'achat.
Ainsi, jusqu'à 5 mois, il est préférable de choisir un personnage à grosse tête. Bébé, qui a lui aussi une grosse tête, peut alors s'y identifier. Par ailleurs, la bouche souriante, les grands yeux et le regard sympathique de son doudou lui permettront de capter ces expressions. Privilégiez donc un visage agréable à un visage triste ou neutre.
De 5 à 9 mois, la peluche devient le compagnon privilégié de l'enfant. Le rapport entre eux est plus soutenu. C'est un "jouet tendresse". Pendant cette période, il devient alors nécessaire que bébé choisisse seul son doudou. Ne lui imposez pas votre choix ; laissez le faire le sien propre, même sivous auriez souhaité le voir en faire un autre, meilleur à vos yeux. L'enfant souhaitera promener son compagnon partout avec lui : dans la maison, à l'école, dans son lit... Afin qu'il ne le gêne pas, il est conseillé de choisir une peluche de taille correcte. 20 à 50 cm semblent raisonnables. Au delà, non seulement l'enfant voit son champ d'actions restreint, mais de plus, il éprouvera davantage de difficultés à le saisir et à l'étreindre. Une peluche gigantesque enlève alors à l'enfant l'échelle de sa propre dimension.
Dans le berceau, ne les multipliez pas. Bien que l'enfant soit adepte des peluches et en demande régulièrement, une ou deux suffisent. En effet, les peluches attirent les poussières et les acariens, ce qui suscitent le développement d'allergies, d'eczéma, d'asthme. Toutefois, si vous souhaitez tout de même lui en offrir davantage, rangez les dans un sac plastique, et sortez-les de façon ponctuelle, le temps du jeu. Enfin, ne laver pas trop fréquemment le doudou. En effet, bien que les fabricants conçoivent, par mesures d'hygiène, des peluches lavables en machine, les pédiatres n'hésitent pas à nous dissuader de les laver trop souvent. Le bébé fonde une partie de ses valeurs affectives sur les odeurs familières ; son doudou, sans odeur, risquerait de perdre de ses vertus
Le hochet
UN JOUET SENSORIEL
En 2002, le hochet, comme l'ours en peluche ou le mobile, accompagne l'enfant durant les premiers mois de son existence. Conçu pour stimuler les sens, il est l'objet d'intérêt de la part du nouveau-né dès un mois. A cet âge, Bébé s'éveille et s'amuse de tout ; tout ce qui bouge l'intrigue. Mais son acuité visuelle n'est pas encore développée. Il ne distingue donc pas les couleurs, et ne perçoit le hochet que lorsqu'il est positionné à moins de trente centimètres de son visage. Afin de favoriser le développement de sa vue, il est conseillé de lui offrir des hochets aux couleurs vives, le rouge, le vert,le bleu et le jaune étant les teintes qu'il distingue vers l'âge de cinq mois. Les jeux de lumières déclenchés en secouant le jouet sont un autre facteur de développement de sa perception visuelle.
C'est également dans les premiers mois de sa vie que le jeune enfant découvre les sons. Le hochet, doté de billes qui s'entrechoquent, de grelots ou d'une boîte à musique, sollicite l'ouïe, et par conséquent favorise le développement de la perception sonore.) De cette façon, le bébé comprend la véritable utilité du jouet ; s'il le prend lui-même dans ses mains, à cet âge de découverte de son corps, il ne le considère que comme une partie de lui-même, au même titre que ses mains ou ses pieds.
Le hochet est enfin un jouet sensoriel dans le sens où il exerce le goût et le toucher. La bouche a une importance capitale pour le bébé. C'est le premier organe de découverte de son corps. Lorsqu'il bave, il ne prépare pas forcément la sortie de ses premières dents ; il joue avec sa bouche. De même, dès qu'il a un objet en main, Bébé le goûte, le mordille, le suce, le sent, découvrant ainsi le goût et l'odorat. Il est donc indispensable de lui fournir des jouets hygiéniques, sans danger, aux textures variées. D'autant que l'enfant éprouve également, par intermédiaire de ces jouets, ses premières sensations tactiles. Elles lui permettront à terme de faire la différence entre l'apparence de l'objet et le toucher, et de déterminer si celui-ci est lisse ou rugueux, mou ou dur, froid ou chaud... Les premiers mois, le hochet doit cependant être léger, de texture ronde et douce. En effet, lors de ses premières manipulations de l'objet, le nouveau né ne maîtrise pas ses gestes et risque de se blesser en se donnant des coups, sur le visage notamment.
VERS LE DÉVELOPPEMENT DE LA MOTRICITÉ
Le hochet contribue parallèlement au développement moteur du petit être. Avant trois mois, il convient d'installer le bébé sur le ventre ou le dos et de le stimuler en lui tendant un hochet. Le bébé étant curieux de tout, il voudra attraper cet objet et devra, pour ce faire, lever la tête. Cet exercice permet de muscler son cou, et favorise également la coordination de la vision et de la préhension, après quatre mois.
Vers cinq mois, l'enfant perçoit l'espace visuel et se tient assis. Il se lance alors dans l'exploration digitale. Il saisit lui-même son hochet, non plus avec sa bouche mais avec sa main. La préhension s'affine ; effectuée par la main et la paume, elle implique bientôt le pouce. Le développement total de l'habileté manuelle, l'acquisition de la précision du geste s'acquièrent progressivement, par répétition du geste. Baldwin nomme cela la "réaction circulaire" : Bébé découvre qu'un geste suscite une action ; il le répète afin de le comprendre et de l'assimiler.)
UN OBJET TRANSITIONNEL
Dès qu'il a découvert les liens de cause à effet grâce à son hochet, le jeune enfant commence à l'utiliser en tant que moyen d'expression. Il devient maître de l'action ; sa façon de jouer est unique et personnelle, au même titre que la parole qu'il ne possède pas encore ; le jeu exprime alors ses sentiments intérieurs, ses pensées. Il permet également de compenser les premières angoisses, survenues vers huit mois.
A cet âge, l'enfant n'imagine pas qu'une personne ou un objet existe alors qu'il ne le voit plus. Dès que maman disparaît de sa vue, la peur le saisit. Le hochet, en tant qu' "objet transitionnel", comme le qualifie Winicott, prolonge l'absence de la mère, se substitue à elle. Avec ce jouet qu'il jette à terre puis retrouve, Bébé tente d'agir sur le monde et d'assimiler la réalité. C'est pour lui le moyen de vérifier que l'objet, comme la personne, existe même lorsqu'on ne le voit plus.
Vers douze mois, les sens, la motricité sont acquis ; les premiers raisonnements s'élaborent. Le hochet est alors progressivement abandonné, au profit de nouveaux jouets.
Durant la première année d'existence de l'enfant, le hochet occupe, on l'a vu, un rôle fondamental dans son développement. Il est donc important que les fabricants prêtent au jouet premier âge une attention particulière.
Les principales marque de hochet : Berchet, Smoby, Vteck, Hasbro et playsckool
Parmi les poupées, on distingue différentes gammes, dont les résultats sont analysés indépendamment les uns des autres.
La poupée mannequin est représentée par Barbie, Sindy ou Steffi. Il s'agit d'une poupée dont la physionomie correspond à l'idéal des petites filles d'aujourd'hui : taille fine, jambes élancées, longs cheveux blonds... Elle permet à la fillette de rêver, mais d'être également confrontée à la vie quotidienne. En effet, les fabricants abordent des thèmes divers tels que les vacances, la famille..., proposant, outre la poupée, ses nombreux accessoires : véhicules, tenues vestimentaires variées, accessoires de jeux..
Les voitures miniatures
Comme nous l'avons déjà expliqué lors de notre intervention sur les univers filles, les enfants de 2 à 8 ans éprouve le besoin de reproduire les gestes de leurs parents. Les fabricants, pour satisfaire ce besoin, produisent donc les objets de la vie quotidienne à l'échelle réduite.
DECOUVRIR LE MONDE
Ces jouets permettent aux enfants de grandir. Les véhicules, comme la poupée, permettent la découverte de soi et du monde : l'enfant, qui ne peut imiter que ce qu'il a déjà vu, calque ses actions sur celles découvertes chez d'autres personnes, momentanément, le temps du jeu.
Ainsi, à travers les véhicules miniatures, l'enfant explore et découvre le monde qui l'entoure. Il prend conscience petit à petit que les véhicules ont une utilité : ils permettent de transporter tantôt des voyageurs, tantôt de la marchandise.
Certains fabricants n'hésitent pas non plus à reproduire, à travers les modèles réduits, les éléments tragiques de la vie adulte. Les accidents de la route ont été révélés aux enfants dès 1910, avec
« l'auto-catastrophe » de Georges Carette. Aujourd'hui, ce sont les enfants qui, suite à une mauvaise manoeuvre, provoquent la percussion de leur véhicule, radiocommandé ou non, contre un mur ou un obstacle.
D'autres fournissent un tapis de jeux avec les véhicules, représentant des rues de centre ville, avec ronds-points, intersections, et panneaux de signalisation. S'arrêter au stop, laisser passer les piétons, prévenir un virage, sont autant de réflexes de la vie adulte que les fabricants de jouets tentent d'inculquer aux enfants dès le plus jeune âge.
L'objectif de ces jeux est donc instructif : préparer le jeune garçon aux incidents de la vie, et lui enseigner dès son plus jeune âge le code de la route.
IMITER LES ADULTES
En outre, les véhicules sont généralement accompagnés de nombreux accessoires, identiques à ceux utilisés par les grandes personnes. Station-service, station de lavage, garage automobile sont autant d'éléments de la vie réelle reproduite par les fabricants de jeux et jouets à l'échelle de l'enfant. Le petit garçon peut donc, comme papa, envisager des réparations sur son véhicule, le nettoyer ou refaire le plein d'essence. Il reproduit alors les gestes de son père et, par conséquent, apprend les gestes de la vie quotidienne.
FAIRE NAITRE DES VOCATIONS
A travers ses jeux avec les véhicules et leurs accessoires, l'enfant joue un rôle, qui reproduit un milieu social, journalier, imaginaire ou inaccessible. Il peut s'identifier à différents métiers, et ainsi se découvrir une vocation. Préfère-t-il piloter un avion, une voiture de course, conduire un train, naviguer ? Ou encore devenir pompier, gendarme ou ambulancier ? Quel que soit son choix, son jeu d'imitation lui permet de : découvrir le monde des adultes, se sociabiliser et développer ses capacités à communiquer.
A travers les jeux d'imitation, l'enfant découvre les fonctions essentielles de la vie en société et en famille, et développe alors les mêmes facultés que les adultes ; il entre ainsi progressivement dans le monde des grands. Imiter l'adulte est le moyen pour l'enfant de s'identifier à lui, de se modeler de même afin d'être rapidement un « Grand ».
DEVELOPPER SES HABILETES MOTRICES
Par ailleurs, les jeux d'imitation suscitent le développement physique de l'enfant. En effet, la reproduction de gestes nécessite la maîtrise de l'équilibre et la coordination des mouvements.
La manipulation des véhicules miniatures aide l'enfant dans le développement de ses capacités motrices : leur taille variable l'oblige à adapter sa préhension. La volonté de parvenir à faire naviguer son bateau ou à diriger sa voiture radiocommandée le stimule dans l'apprentissage de gestes précis : tendrecorrectement les voiles, régler le gouvernail, diriger le véhicule.... Les notions de direction et d'équilibre s'imposent alors à l'enfant.
UNE MICRO SOCIETE AMUSANTE ET STEREOTYPEE
A travers les jeux d'imitation, les jeunes garçons se transposent dans une micro société amusante et stéréotypée. Les fabricants, ayant perçu ce que ces jeux apportent à l'enfant, reproduisent, à l'identique du point de vue de la forme et des fonctions, les objets de la vie courante. Toutefois, la matière diffère.
Vous trouverez ci-dessous quelques références de ces véhicules et/ou accessoires réalisés en plastique, en métal ou en bois par les fabricants de jouets de ce 3e millénaire.